À PROPOS DU FILM «SALOPE JE T'AIME»

 

Le film à sketches « Salope je t’aime » est un projet audacieux.

À travers plusieurs histoires courtes, le film interroge la manière dont les femmes sont regardées, jugées, désirées, insultées, aimées. Le titre, volontairement frontal, reprend un mot violent pour mieux le retourner, le questionner et se le réapproprier. Chaque sketch propose un point de vue singulier, porté par une réalisatrice différente, sur le corps, le langage, le désir, la honte et la liberté..

 

Elles ont décidé de jouer avec ce titre provocateur dans une époque où chaque mot est scruté sous haute surveillance.

La démarche consiste à explorer des histoires courtes entre 8 et 10 minutes qui mêlent humour, émotions et observations sur la société, sur les rapports de classes et de générations.

 

Frédéric Marbeuf a voulu, après « Salauds de pauvres » continuer dans la même veine iconoclaste et « s’amuser avec l’idée de la salope au cinéma », un terme souvent associé aux hommes, mais ici réapproprié par des artistes femmes. 

 

Le clin d’œil au manifeste des « 343 salopes » des années 70 qui militaient pour la législation de l’avortement, ajoute une dimension historique et féministe au projet.

 

Chaque réalisatrice apporte son regard unique sur notre société en mutation, créant ainsi un kaléidoscope de thèmes : le couple, la famille, l’amitié et bien d’autres… Comme cette femme et cet homme qui jouent au gendarme et au voleur et qui se perdent dans les limites de la sphère publique et privée, où la confrontation de deux générations dans « les bijoux de famille » ou cette jeune femme qui se débat dans la période me#too.

 

Un voyage au cœur de plusieurs univers qui nous conduit vers cet homme atteint de la coprolalie, ces tocs qui lui font dire « Salope » dans les situations les plus cocasses, lui pourrissant toute sa vie jusqu’au jour où les choses se renversent….

 

Salope je t’aime est une respiration essentielle, où l’humour et l’insolite sont convoqués pour mieux questionner et affirmer la place des femmes dans un monde encore trop souvent masculin, mais sans manichéisme, ni simplisme, ni « slogans » au premier degré. 

 

Ce film est une expérience cinématographique riche et engagée, portée par des voix féminines fortes.

 

Charles DUBOIS

 

 

18 JOURS

Frédéric MARBOEUF

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